Et la vie a repris normalement son cours, ou presque…

Et la vie a repris normalement son cours, ou presque…

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C’est parfois compliqué de se remettre en selle, même si la vie ne doit pas s’arrêter…

Vendredi soir, tout avait bien commencé. De retour du travail en RER B, j’ai croisé ces gens portant des écharpes tricolores, et des enfants visiblement heureux d’aller au Stade de France. Arrivé dans Paris, j’ai croisé dans le métro cette bonne Brioche, qui me dit que c’est vendredi, et donc sortie picole, probablement au Meltdown.

En fait, j’ai eu la flemme de sortir vendredi soir. Et puis, je me suis remis sur la fin de l’écriture d’un article. Parler du monopole d’une société sur la scène d’un jeu, c’est du sérieux quand même non ?

C’est du sérieux, jusqu’à ce que tu sois brutalement ramené sur terre, et que tout ce qui avait l’air sérieux devient bien relatif. Les infos ont commencé à tourner sur twitter. Le Petit Cambodge, Boulevard Voltaire, Le Bataclan… A mes yeux, quand je pense Bataclan, c’est « Des splits et des kicks » avec Pomf & Thud and co… wow, mais c’est grand ! Les premières larmes, le premier appel d’un proche qui te dit que c’est la guerre dans les rues de Paris…

Et puis, le sang qui se glace, quand la rue de Charonne est évoquée, parce que tous les potes sont à quelques mètres de là, au Melt. Montée de stress, prise de contact, certains répondent, d’autres non. Les potes vont bien au final, mais le compte de victimes commence à monter, un vrai cauchemar.

La nuit a été longue, et triste, rythmée par des nouvelles infos toujours plus traumatisantes, et par le bruit des sirènes et des hélicoptères dans le ciel parisien. Hagard devant les chaînes d’infos en continu, à enrager devant ce non-journalisme sensationnaliste qui consiste à faire des gros plans sur des mares de sang et à des morceaux de vitres brisés, à tout dévoiler des informations policières, à vendre leur mère pour trouver leur un blessé à interroger face cam. Ces médias moralisateurs qui relaient les appels de la Police à ne pas diffuser d’images explicites, alors qu’ils diffusent sur leurs propres canaux des vidéos de l’intérieur du Bataclan au moment où les premières rafales sont lâchées…

Pendant ce temps, les propriétaires de ces médias qui sont aussi ceux qui commercent avec les pays qui financent l’EI se frottent les mains. Les cadavres sont encore chauds que certains ont l’indécence de parler de l’influence des attentats sur les prochaines élections. Le comble de l’indécence étant pour M6 et son reportage ordurier. Ce monde est écœurant. Ah, et on évitera de trop parler de ceux qui ne devraient se contenter que de faire du publi-rédactionnel tellement leur connerie pourrait les étouffer.

Ce week-end a pris fin, et certains ne sont malheureusement plus là. La peur, elle, reste, et les mouvements de foule d’hier soir l’ont bien montré. Les temps à venir seront durs, mais nous ne devons pas sombrer dans la psychose, et continuer à vivre. Alors ce soir, nous sortirons dans Paris, et nous parlerons ensemble de ce week-end… mais également d’esport, de sujets plus graveleux et autres, en tombant quelques bières, pour continuer à profiter de nos vies.

Par ce court article, on pense à tous ceux qui ne sont plus là, mais aussi à ceux, leurs proches, qui sont toujours là, et pour qui tout est devenu si sombre. Alors même si parfois on se chamaille un peu, malgré les petites tensions, on vous aime putain.

 

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