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ROGAAAJJ

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Créateur du blog In esport we trust.

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Qu’il semble loin le temps où les plaisirs de la DreamHack étaient réservés aux courageux prêts à faire le déplacement jusqu’à Jönköping… La structure suédoise qui a su évoluer avec son époque a eu la clairvoyance de se développer à l’international, pour proposer aujourd’hui des événements en Espagne, en Roumanie, et même, actu oblige, en France pour bientôt.

Mais avant de débarquer dans l’hexagone, la DH met le cap à l’est, en direction de la troisième Rome, capitale de la mère patrie. Dans un peu plus d’un mois, les 13 et 14 septembre, la planète esport a donc rendez-vous du côté de Moscou dans un événement qui dev(r)ait être des plus intéressants. Devait, et non devrait, car la liste des inscriptions SC2 n’a effectivement pas de quoi soulever les foules.

dreamhack-night-shotLa Dreamhack, et ses écrans… (source : esportsmax.com)

Difficile au premier coup d’œil de comprendre les causes de la désaffection pour cet event. S’agit-il d’un manque de motivation à cause du cashprize, qui n’offrira que $10000 au vainqueur ? Si encore les pro-gamers roulaient sur l’or, l’argument serait acceptable, mais tout le monde sait que c’est loin d’être le cas. Non, le problème porte évidemment sur le pays d’accueil de cette compétition, la Russie.

En effet, le milieu de l’esport, par l’intermédiaire de l’un de ses plus dignes représentants, TotalBiscuit, se découvre une conscience, une conscience politique et morale. Pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faudrait déjà balayer devant sa porte avant de se lancer sur ce terrain là. Développons.

Un homme de morale dans un milieu honnête

  • We’re not sending players for a couple of reasons. Firstly, Russias rampant homophobia. Not only is it morally repugnant, but it puts our players at risk. Korean males are culturally very comfortable with being close to each other. Holding hands, sitting on others laps etc, not at all uncommon. In Russia this could be mistaken for gay behavior and may result in misunderstandings that could even lead to violence. There are plenty of incidents where gay or “we thought he was gay” people have been beaten in Russia. Secondly, Russias belligerence in how they’re acting with the Ukraine is reason enough to keep our players out on both moral grounds and with concern to their own safety.

John “TotalBiscuit” Bain – 06 août 2014

Ainsi, c’est principalement à cause de l’homophobie que TB n’enverra pas ses coréens en Russie, une décision forte de sens, notamment de la part de celui qui peut être considéré dans le milieu comme un influenceur. Oui, la Russie n’est pas le pays le plus tolérant du monde, et il n’est pas forcément le plus accueillant non plus pour les communautés LGBT depuis la promulgation de la loi anti-propagande homosexuelle en 2013. Mais avant même de s’intéresser au cas russe, le milieu de l’esport est-il un modèle de tolérance ? Non loin de là, et ce n’est pas l’ouverture d’esprit qui étouffe cet univers.

Russian police detain a gay rights activist during a protest in St.PetersburgManifestation pro-LGBT à Moscou (source : huffingtonpost)

Le lien le plus évident entre cause LGBT et esport est évidemment représenté par Sasha “Scarlett” Hostyn. La brillante joueuse zerg canadienne, a eu le courage de parler publiquement de son changement de sexe, un cas unique dans ce milieu. Est-il utile de revenir sur les réactions qui ont suivi ? Et sur tous les messages qui sont toujours régulièrement postés à propos de celle qui est toujours dans l’esprit de pas mal de joueurs une transexuelle avant d’être une fille ? La haine virtuelle, celle qui ne s’exprime qu’à travers de simples messages est peut-être moins brutale que celle que TB évoque dans son message, mais elle est tout aussi représentative d’un certain état d’esprit. Dans une moindre mesure, et en dépassant le cadre de l’esport pour celui du speedrun, le cas de l’arrivée de DamDam sur la webTV GamingLive de JeuxVideo.com en est également un bon exemple, qui a forcé le site à se justifier sur sa décision d’enrôler la joueuse. On croit rêver.

Dans le même ordre d’idée, aucun cyberathlète n’a à ce jour entrepris un coming-out. Sur ce point, le rapprochement entre sport traditionnel et esport qui tient à cœur à tant de gens est établi. Le décalage entre les messages institutionnels d’appel à la lutte contre le racisme ou l’homophobie (tels que le “No To Racism” de la FIFA), et les faits, est flagrant. Il est navrant de voir qu’en 2014, seule une poignée de sportifs ose faire un coming-out public… une fois leur retraite prise, et que cela s’apparente à l’annonce la plus importante de leur vie, quitte parfois à mal se terminer, comme pour le footballeur anglais Justin Fashuanu.

Le sport est un miroir de nos sociétés contemporaines, de son évolution, et de ses maux. L’esport suit cette même logique. A l’heure du débat (sans fin) sur l’égalité des sexes, l’esport féminin ne semble être que le faire-valoir commercial de quelques marques. A l’heure où la corruption est un mal qui touche tous les pans de nos sociétés, les paris sportifs font d’énormes dégâts, aussi bien dans le sport traditionnel que dans l’esport (Match Fixing Scandal en 2010, tentative de suicide de AHQ Promise en 2014).

Partant de là, refuser d’envoyer ses joueurs dans une compétition russe parce que “le comportement des coréens, culturellement très proches [...] pourrait être pris comme un comportement homosexuel”… Plz TotalBiscuit, ferme-là pour une fois, tu vaut tellement mieux que ça. Peu importe les raisons pour lesquelles tu n’envoies pas tes joueurs en Russie, mais ce prétexte est au mieux de l’ignorance (comme l’a souligné Carmac sur Twitter), au pire de la connerie. Surtout lorsqu’il s’agit de “protéger” des joueurs originaires d’un pays loin d’être exemplaire sur ce genre de sujets… Sinon TB, c’est bien dans ton pays qu’on jette des bombes dans les bars gays de Soho, non ?

En Russie, chaque week-end, des hommes se font des calins et des caresses en public. MER IL SON FOU !

La Russie, épicentre du mal…

… au moins du point de vue occidental. Même si la guerre froide est terminée depuis bien longtemps, la plupart des pays occidentaux, par la voix de leurs médias indépendants exercent un fort russian bashing. Ainsi, à l’heure de la lutte contre les préjugés et les discriminations, le russe est régulièrement présenté comme un rustre, grande gueule, adepte de la vodka et crédule face à la propagande du camarade Vladimir sans que cela n’émeuve personne.

Les récents jeux olympiques de Sotchi ont été un apogée de cette diabolisation systématique. Pendant quelques semaines, la plupart des médias occidentaux ont davantage débattu de la question des droits des homosexuels en Russie que des épreuves sportives à venir, tels des petits révolutionnaires de salon. Un intérêt pour la cause LGBT, très vendeur, qui s’est évidemment éteint en même temps que la flamme olympique, inutile normalement de le préciser.

Cette diabolisation a parfois même pris des faces ridicules, lorsque les médias se sont mis à critiquer… les rideaux dans les chambres d’hôtel (merci CNN), ou se sont jetés sur l’histoire du loup filmé dans un couloir d’une résidence de sportifs, comprenant après coup qu’il s’agissait d’un fake…

Du journalisme d’investigation typiquement américain sur le sol russe objectif

En attendant, t.A.T.u, groupe icône de la communauté gay russe a chanté pendant la cérémonie d’ouverture de ces JO (tandis que les donneurs de leçons occidentaux censuraient, il y a quelques années, le clip de ces deux chanteuses en train de s’embrasser). Et dans cette même cérémonie d’ouverture, un vainqueur des WCG 2006, Alan Enileev faisait partie des porte-drapeau, donnant ainsi un signe fort de la reconnaissance du gamer en tant qu’athlète. Dommage que TotalBiscuit ne se souvienne pas de cet aspect là de la Russie.

L’esport reste un univers jeune, qui peine à acquérir sa crédibilité, et qui souffre pourtant déjà de la plupart des maux qui touchent son frère jumeau, le sport traditionnel. Il est et doit rester de l’entertainment, un créateur de spectacle, un vendeur de paillettes.  Tout comme avec le sport traditionnel, la politique et les questions sociétales auront vite fait de s’intégrer dans le milieu de l’esport, pour faire de la récupération, et de la moralisation de bas étage. Il est donc d’autant plus dommage que des gens influents du milieu, TB aujourd’hui, mais n’importe qui demain, interviennent comme dans cette situation, sur des motifs assez peu convaincants… Ce genre de move prive ainsi l’importante communauté esportive russe d’un tournoi qui aurait pu être bien plus intéressant.

Les chinois, qui ont eux accueilli deux fois les WCG, doivent bien se marrer pour le coup…

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J’ai du mal à me souvenir du jour où j’ai découvert le sport électronique, cela remonte vaguement à une dizaine d’années. Nourri comme beaucoup à l’époque aux fragmovies CS, j’ai tout de suite accroché, envers cette passion que nous n’osions pas réellement avouer aux autres à l’époque. Contrairement à aujourd’hui, où le JV est (quasiment) rentré dans les mœurs, et où être un geek est devenu quelque chose de tendance, l’esport était avant le petit loisir coupable et presque honteux de quelques milliers de personnes dans le monde tout au plus.

Ce qui est bien dans l’esport, c’est que c’est un milieu dans lequel on peut évoluer rapidement, il suffit de connaitre les bonnes personnes. Et même quand on part de zéro, il suffit de se faire remarquer. De joueur à rédacteur, de rédacteur à blogueur, il n’y a qu’un pas. Voir le regard des personnes et des structures évoluer à mon sujet a été l’une des choses les plus excitantes ces dernières années. Voir des gens me féliciter pour ma liberté de ton, après la rédaction d’un article critiquant un concurrent, puis m’expliquer que je suis une putaclik (esport community ®) lorsque des critiques leur sont adressées…

Ces derniers mois, c’est à chaque fois non sans surprise que j’ai été contacté par divers profils (étudiants, journalistes, élus) qui souhaitaient être aidés, ou simplement informés. C’est toujours avec grand plaisir que j’ai tenté d’aider ces gens du mieux que j’ai pu. Le problème, c’était de devoir récupérer ces mails dans flot léger mais incessant de mails d’insultes. Critiquer, même pour des raisons légitimes, des gens aux fanbases importantes, ce n’est jamais sans risque. Le petit noyau de lecteurs réguliers d’IEWT le sait, on m’a même, suite à un article, menacé physiquement. Alors non, je ne suis pas un nouveau venu sur le net, donc j’ai préféré en rire, mais avec le recul… Je ne dépense pas mon temps et un peu de mon argent pour ça.

Aujourd’hui, l’esport me dégoûte presque autant qu’il m’a fasciné pendant toutes ces années. Même si les événements comme les IEM Katowice sont extraordinaires, à des années lumières des momolans en gymnase que nous avons connu dans le passé, l’esport, c’est aussi et surtout au quotidien des structures qui passent leurs journées à streamer du Goat Simulator et du LoL, des filles à gros seins (et en gros plan) en mini-débardeurs s’exhiber sur des streams sans intérêt, faisant x fois plus de vues que des streams travaillés (génération Endemol), et des gens qui cherchent à faire de l’argent là où il n’y en a pas, trouvant donc toujours des combines ric-rac en termes de légalité. Je ne reconnais plus, dans cet esport d’aujourd’hui, les choses qui m’ont jadis attiré.

Après cette dizaine d’années à lire chaque jour l’actu sur les ESFR, aAa ou CS fusion et autres (certains ont d’ailleurs malheureusement disparu), et après quelques semaines de réflexion, je pense que le temps est venu. Ayant été le premier à railler ces joueurs qui annoncent leur retraite pour revenir de plus belle un mois plus tard, je n’utiliserai pas ce mot, et me contenterai de dire à travers ces lignes que le temps est venu pour moi de prendre une pause, d’une durée indéterminée, et de passer à autre chose.

Quid d’IEWT ? Le blog ne fermera pas, soyez-en certains, et tous ceux qui souhaitent y publier des articles pourront toujours continuer à me contacter pour ça. Un peu moins d’un an après son lancement, IEWT est une semi-réussite, ou un semi-échec, selon que l’on regarde la moitié pleine ou vide du verre. Réussite dans la mesure ou en quelques mois, IEWT a su capter l’attention de ceux qui en étaient la cible, et était lu par une bonne partie des gens influents de l’esport Fr, ainsi que par nombre de rédacteurs ou encore de bénévoles du milieu. Réussite dans la mesure où un simple blog sans prétention a parfois été le petit caillou dans la chaussure de ces gens qui ne trouvent une légitimité dans le milieu que par un déballage de chiffres et de statistiques.

Il reste, dans les cartons d’IEWT, quelques longs articles en préparation. Seront-ils publiés ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Voir un article comme celui de la fermeture de la ZTV lu près de 14000 fois, quand des articles tellement plus intéressants et travaillés font dix fois moins de vues est toujours un crève-cœur, alors inutile de perdre davantage de temps.

Aux amis esportifs, mes respects, chapeau bas, et à bientôt sur les internets.

A.R – ROGAAAJJ // contact@inesportwetrust.com

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Autrefois réservé aux seuls abrutis, l’esport fait petit à petit son chemin, et s’invite de plus en plus régulièrement dans diverses conférences. Après celles qui ont lieu chaque année pendant la Gamers Assembly (bien que cette année, l’esport en soit absent), ou bien encore après Sport Numericus 2013 pendant lequel le thème de la gamification du sport a été abordée (en présence notamment de Thud), voilà que l’esport était présent à la 3ème édition du Printemps du Numérique, à Lille.

Une table ronde a pour l’occasion rassemblé diverses têtes plus ou moins connues de notre microcosme, à commencer par Vanessa Lalo, certainement aujourd’hui la psychologue la plus connue des gamers français. A sa présence s’ajoute celle de Christophe Roccanière, responsable informatique d’un ensemble scolaire à Metz, ainsi que deux visages incontournables de l’esport français : Rémy “Llewellys” Chanson, de l’équipe Millenium, ainsi que Yoann “Kere” Guilloré, récemment catapulté journaliste esport du côté de JV.com.

Le tout est compilé dans un podcast d’un peu plus d’une heure et demie.Un peu axé grand public, normal me direz-vous, mais c’est toujours bon à prendre.

 

Image header : ESWC

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Enfin ! Non pas que nous étions en manque de dramas ces derniers mois, mais enfin, cette grande pratique française qui consiste à voler des vidéos pour les uploader ensuite sur sa propre chaîne a enfin été diffusée et relayée sur les internets.

Des mois et des mois de cambriolages de vidéos en tout genre pour alimenter une chaîne “official” sur Dailymotion qui affiche aujourd’hui plus de 4700 vidéos, et 36 millions de vidéos vues. Et puis, enfin, ce fil sur Reddit d’un auteur anonyme (quoique), intitulé “content creators, aAa is stealing your videos“. Non, aAa n’est pas la seule structure française à s’adonner à cette pratique, mais c’est elle qui est visée ici.

Alors non, il ne s’agit pas ici de tirer gratuitement sur l’ambulance aAa : se contenter de comparer aAa il y a 7 ou 8 ans avec ce qu’est devenu cette association aujourd’hui aura toujours plus d’effet que le meilleur des trolls.

Que ce soit dans les réponses sur Reddit, sur aAa, où un blog a pop pour l’occasion, ou ailleurs, notamment sur les réseaux sociaux, il a été possible de tout lire, et de tout voir à propos de ces récupérations de vidéos. Les questions de copyright, le fait que les auteurs des vidéos publient du contenu sur lequel ils n’ont eu même pas de droits (cf les CGU de Riot), les accords existants entre certaines structures et les éditeurs, la rémunération de ces vidéos, et l’éventuelle perte d’argent pour les créateurs… Il serait trop compliqué de développer sur ces sujets sans être parfaitement au fait de toute la réglementation sur les droits d’auteurs et associés, donc nous ne nous aventurerons pas sur cette pente trop glissante.

Cependant, et devant l’ampleur prise par ce fil Reddit, aAa était obligé de répondre d’une manière plus ou moins officielle, ce qui a été fait, également sur Reddit.

aaa-statement

La réponse contient sa dose de lol, et inutile de dire qu’elle ne suffit pas à faire changer d’avis les sceptiques, Richard Lewis (esportheaven) le premier.

richard-lewis-tweets

On s’excuse, mais on continuera de prendre des vidéos partout sur internet, sauf qu’on demandera la permission, même si on a gagné plein d’argent entre temps. Mouais.

En fait, cette affaire de vidéos volées par aAa, mais également les autres structures françaises depuis des années, est un problème bien plus large et profond. L’esport est un milieu où les sources de revenus sont (très) limitées, et où tout le monde, des organisateurs aux équipes, vit au-dessus de ses moyens. Alors forcément, quand les sponsors ont du mal à lâcher autre chose que du stuff, et que le CPM engrangé sur les webTV est ridiculement bas, il faut trouver des idées. De fait, la démarche qui consiste à récupérer du contenu pour le publier sous son nom n’est pas excusable, mais au moins compréhensible.

L’autre problème, très récent, mais déjà bien implanté dans les petites têtes des fans de sport électronique, et repris depuis quelques semaines sur les articles des médias généralistes qui parlent esport, le fait qu’il soit possible de vivre aujourd’hui de la discipline, ou au moins d’y gagner de l’argent.

Il y a encore quelques années, tout le monde savait que seuls les meilleurs joueurs de la planète pouvaient vivre de leur passion. Aujourd’hui, il semble que la triforce (oh encore une image récupérée par aAa) LCS/WCS/TI constitue un écran de fumée : quelques joueurs et commentateurs gagnent correctement leur vie, alors qu’une grande partie de la communauté pense pouvoir récupérer une part du gâteau, mais galère, car ce gâteau n’est finalement pas si grand qu’il en à l’air. Des histoires telles que la tentative de suicide de Promise il y a quelques jours devraient pourtant agir comme des piqûres de rappel.

Le teaser de Gamefever, série qui semble s’orienter sur cet “esport paillettes”

Cette vidéo est comme un symbole de l’esport en 2014. Il y a dedans ce qui fait rêver nombre de joueurs, et de fans de sport électronique. Mais l’esport, c’est également tout ce qui n’y apparait pas, la partie immergée de l’iceberg, qui a la tête sous l’eau. Avant, aAa était l’incontestable numéro 1 français. Avant, aAa créait du vrai contenu, et les fantômes de zouzou, FistOr ou Nomalz sont là pour le rappeler. Mais ça, c’était avant. L’esport avance, mais pas pour tout le monde apparemment.

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C’est vraiment la semaine du déballage de chiffres. Après les rapports SuperData/Newzoo que nous avons relayé hier sur le blog, et qui font état des plus de 70 millions de consommateurs de sport électronique, c’est au tour de Wargaming de communiquer sur les stats de World of Tanks, qui sont à l’image du jeu, blindées.

Certes, le jeu ne fait pas la une des sites d’actualité eSport en France, ni même dans la plupart des autres pays d’Europe occidentale. Pourtant le jeu de Wargaming rassemble, dans des proportions que beaucoup ici ignorent. L’éditeur vient de l’annoncer, WoT vient de passer les 80 millions de comptes, un chiffre qui en ferait rêver plus d’un. Au-delà du nombre de comptes, d’autres chiffres interpellent. 40000 équipes référencées, et pour l’année 2013, plus de 1000 tournois qui ont rassemblé environ 200000 joueurs.

Un jeu gratuit qui rassemble les foules, un éditeur qui récupère ce succès populaire et y favorise l’esport, avec un investissement massif (à hauteur de 10 millions de dollars), le modèle fait évidemment penser à celui de League of Legends. Avec le même succès ? Souhaitons-le.

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Dire que l’esport avance, c’est facile, et pas forcément constructif. Pouvoir le montrer avec divers chiffres et statistiques, c’est déjà mieux. Deux études viennent d’être communiquées, et elles s’intéressent aux “consommateurs” d’esport. Le premier, signé de la société américaine SuperData s’intitule “April Digital Games Market Trends Brief”, et est disponible au téléchargement au format pdf, à cette adresse. Le second, de chez Newzoo, “Sizing & Profiling eSports Popularity” est quant à lui téléchargeable ici-même, ainsi que ci-dessous en aperçu.

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Twin Twitch La plus vieille organisation de compétition de JV sur console ou en arcade viens d’ouvrir sa chaîne sur Twitch et en a profité pour...

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